Pseudosciences

Alors vous voulez être Anti-Darwinien?
Diversité des Oppositions au Darwinisme
Copyright © 1998 by John Wilkins, traduction par L. Penet (traduction autorisée par l'auteur).

Résumé

De nombreuses personnes s'opposent à certains ou même à tous les aspects de la pensée de Darwin, voire des vues qui sont apparues depuis et qui sont regroupées par le terme "Darwinisme". Cet essais distingue et nomme les distincts types d'anti-darwinisme. Il ne tente ni de les défendre, ni de les renier, mais seulement d'en dresser une carte du territoire conceptuel.

A l'attention du lecteur
Chacun de ces points de vue, bien qu'ayant une dénomination et souvent nombre défenseurs, n'est qu'une position de notions, et n'est tenue par personne pour aussi ferme et définitive qu'il est statué ici. Les gens peuvent et tiennent effectivement une variété de ces positions et n'y voient aucun conflit les unes avec les autres ni avec le Darwinisme. Parce que quelqu'un tient une bannière ne signifie pas pour autant qu'il s'y tient une armée derrière ou qu'il n'y ait de guerre à déclarer.  Le monde de la science n'est pas un système de logique formelle, et les écoles de pensée ne se résument tout simplement pas la plupart du temps en camps exclusifs. Pour ainsi dire, les frontières sur la carte sont souvent arbitraires.

Introduction

Si vous souhaitez être en désaccord avec Darwin, il est important de savoir quel aspect précis de la pensée de Darwin, et de manière plus importante de la théorie moderne de l'évolution, vous souhaitez disputer. Bien des opposants au Darwinisme semblent penser que parce qu'une personne est en désaccord avec, par exemple, le rôle de la sélection naturelle elle-même dans l'évolution, cette dernière est automatiquement en désaccord avec l'idée d'évolution elle-même. Les créationistes en particulier semblent passer d'un simple désaccord ponctuel sur un des aspects de la théorie synthétique darwinienne au rejet pur et simple de l'évolution. Une des versions les plus malhonnêtes de cette tactique réside dans l'utilisation de commentaires faits dans un certains contexte (par exemple, le discours de Colin Patterson sur la pertinence des méthodes cladistiques pour reconstruire les arbres évolutifs, au Symposium de Systématique au Muséum Américain d'Histoire Naturelle), dans un contexte complètement différent (le rejet intégral supposé du Darwinisme par Patterson, en dépit du fait qu'il a écrit un livre sur l'évolution acceptant le cadre de la théorie darwinienne [1], voir Patterson Misquoted: A Tale of Two 'Cites' FAQ).

Ce qu'est le Darwinisme en réalité fait, bien sûr, l'objet de la dispute. C'est un terme qui a beaucoup de sens différents qui dépendent du champs dans lequel il est discuté [2]. Pour, la recherche en Intelligence artificielle, par exemple, le Darwinisme tends à être synonyme de sélection naturelle (sous la forme de ce qui est appelé " algorithmes génétiques "). En Systématique, cela signifie la reconstruction des formes ancestrales et la séquence historique des espèces. En microbiologie, cela peut représenter l'évolution de souches résistantes à des médicaments par sélection. En biologie des organismes, cela prends le sens d'évolution de nouvelles formes vivantes. En génétique, cela prend celui du sus-nommé "dogme central" de l'impossibilité pour l'information sur l'état du corps d'être retranscript en chemin inverse jusqu'aux gènes, car cette vue a tout d'abord été proposée par un "ante-darwinien", Auguste Weisman, dans les années 1880. Et dans les faits, toutes ces dernières représentations ne sont que des tendances qui varient en fonction de qui les chercheurs sont, de quelle personne vous lisez, et de la période à laquelle elles vivent ou ont vécu. Le "Darwinisme" de Wallace en 1890 [3] est bien différent du Darwinisme selon Stephen Jay Gould ou bien Richard Dawkins.

Donc, pour dépasser cette confusion sémantique, et pour s'assurer qu'à la fois les darwiniens des différentes tendances et rour autant les antidarwiniens sachent ce qui est accepté et ce à quoi ils objectent, cet essais couvre les différentes nuances de l'anti-darwinisme, opposition au transmutationisme, à la communauté de descendance, à la variation non-dirigée, à la chance, la sélection, au weismansime et au monisme.

Theses du Darwinisme

Dans les précurseurs de Darwin et ses influences, Je distingue jusqu'à sept des théories de Darwin et je les reproduis ici, amendées, afin d'ajouter à la liste des disputes possible:

1. Transmutationisme - les espèces changent de forme pour devenir d'autres espèces; La vue alternative est le Fixisme

2. Ancêtre commun - les espèces similaires ont un ancêtre commun; La vue alternative est une vue qu'on ne peut appeler que Descendance Parallèle (une vue tenue par Lamarck)

3. Lutte pour l'existence - il naît plus d'individus qu'il n'en peut survivre; La vue alternative est parfois appelée Commensualisme

4. Sélection Naturelle - les individus les mieux adaptés laissent plus de descendants; parfois aussi nommé Malthusianisme; L'alternative n'a pas de nom.

5. Sélection sexuelle - le plus "attractif" des partenaires, chez les organismes des espèces sexuées se reproduisent plus (et ont plus de descendants), pouvant causer l'expansion de caractéristiques handicapantes; ici encore, il n'y a pas vraiment d'alternative, en dehors d'un déni d'existence

6. Distribution biogéographique - les espèces se répartissent à proximité d'avec leurs espèces cousines, ce qui explique la distribution de nombreux Genres; Cette vue, d'abord pbliée par Wallace, est en complète opposition avec l'idée plus ancienne de "Centre Unique de Création".

7. Hérédité -

a. La théorie propre à Darwin était appelée "pangénèse" et n'est désormais plus acceptée (c'était une forme de ce qu'il conviendrait d'appeler "néo-Lamarckisme", ou hérédité des caractères acquis),

b. Weismannisme - la vue plus moderne que les gènes n'enregistrent pas d'information à propos de la vie des organismes.

A cela nous nous devons d'ajouter des théories plus récentes:

8. Mutation (au hasard) - la notion que les chagements dans les gènes ne sont pas dirigés vers des alternatives "meilleures"; en d'autres mots que les mutations sont aveugles au regard des besoins imposés par l'écologie des organismes eux-mêmes

9. Dérive génétique/neutralisme - la vue selon laquelle quelques uns des changements dans les gènes sont dûs à la chance ou à l'effet sus-nommé de "l'échantillonnage" dans les petites populations d'organismes. Le neutralisme moléculaire est la vue selon laquelle la structure des changements dans les gènes est purement aléatoire.

et

10. Fonctionalisme - la vue selon laquelle les caractéristiques des organismes ne sont dues ni ne sont contraintes par la forme (morphologie) de leur lignée mais par leurs bénéfices fonctionnels ou adaptatifs.

Le Darwinisme, en commun avec de nombreuses autres sciences préoccupées par les changement historiques, est aussi parfois tenu pour affirmer -

11. Le Gradualisme - la notion que les changements ne se produisent pas tous simultanément mais qu'il y a des étapes intermédiaires d'une étape antérieure vers la suivante.

Les Anti-Darwinismes

Chacune des ces théories "Darwiniennes" peuvent, et ont été, au cours des 150 dernières années, l'objet de débats et enfin finalement cataloguées "anti-Darwiniennes". Les Anti-Darwinismes incluent [4]:

Le créationisme spécial (parfois seulement nommé "Créationisme" [5], qui est la vue que les espèces ont été créées "specialement" dans caque cas): récuse les points 1, 2, 6 et généralement 8. Exemples: le dernier biologiste à se réclamer du créationisme spécial fut Louis Agassis (d. 1873) [6].

L'Orthogénèse (évolution linéaire, ou courant de la Grande Chaîne des Etres --Great Chain of Being), la vue selon laquelle l'évolution procède directement vers un but; parfois également appelée évolution téléologique ou encore progressionisme): récuse les points 8 et 9. Exemples: Lamarck, Nägeli, Eimer, Osborn, Severtsov, Teilhard. Souvent encore rencontrée sous forme de vague assertion dans la biologie la plus orthodoxe (avec des mots comme "inférieur" et "supérieur" dans les sens usuels en biologie de primitif/ancestral et dérivé) [7].

Néo-Lamarckisme (ou Instructionisme, la vue selon laquelle l'environment instruit le génome, et/ou la vue selon laquelle les changements se produisent en anticipant les besoins des organismes: récuse les points 7b, 8 et 9. Exemples: Darwin, Haeckel, ED Cope, S Butler, Kropotkin, GBS Shaw, Kammerer, Koestler, E Steele [8], Goldschmidt [9]

Process Structuralism (ou Formalisme, ou encore tradition des Lois de croissance, également appelé Naturphilosophie, dérivant de Goethe et Oken - la vue selon laquelle il y a de profondes lois du changement qui déterminent quelques ou toutes les caractéristiques des organismes): récuse les points 3 à 5 et 10. Exemples: Goethe, Geoffroy, D'Arcy Thompson [10] , Goodwin, Salthe, Gould, Løvtrup [11]

Saltationisme (Dans les textes d'avant 1940 également dénommée "Mutationisme" ou "Mutation Theory", la vue selon laquelle les changements entre les formes se produisent simultanément ou pas du tout): récuse les points 11, et parfois 2. Exemples: Galton, TH Huxley, De Vries, TH Morgan, Johannsen, Goldschmidt [12]

Il est intéressant de noter, pour des raisons historiques, que toutes ces vues à l'exception du Créationisme Spécial ont été tenues par des gens qui se tenaient eux-mêmes pour de bons darwiniens. Bien évidemment, de nombreux eugènistes pensaient également être de bons darwiniens (y compris le cousin de Darwin Francis Galton, son fils Léonard, RA Fisher and Karl Pearson [13]). CependantTH Huxley et Galton étaient saltationistes, Gould est un Process Structuralist (partiel) ainsi que Richard Lewontin. Darwin lui-même, et son disciple George Romanes étaient également Instructionistes, et la liste des darwiniens partisans de l'orthogénèse est difficile (car longue) à établir (cf Ruse 1997). Cependant, pour être en désaccord avec le "Darwinisme" aujourd'hui, il faut récuser de préférence plus d'une de ces thèses.

Variation de l'Opinion au sein de la Biologie

De plus, au sein de la biologie elle-même, il y a une grande répartition des opinions, certaines desquelles sont mêmes parfois appelées anti-darwiniennes par d'autres personnes qui souhaitent utiliser cette différence pour "prouver" que le darwinisme est sur ses rotules.

Le Pluralisme est la vue selon laquelle la sélection naturelle n'est pas la seule, sinon n'est pas même la principale force active dans le phénomène évolutif (ce qui peut amener cette tendance à récuser toute ou partie des points 4, 5, 7b et 8). Parfois cette tendance est alliée aux vues appelées collectivement Hiérarchicalisme ainsi qu'au ProcessStructuralism (par exemple, Gould et Eldredge ainsi que leurs collaborateurs), qui rejettent la vue reconnue sous l'appellation Réductionisme Génétique (représentée par Dawkins, GC Williams et Maynard Smith) - qui proclame que les "unités de sélection" sont les gènes. Les vues hiérarchiques de l'évolution tendent à nier que la sélection agisse sur les gènes (ou seulement les gènes, selon que). Gould [14] a également argumenté en faveur d'un haut niveau de contingence dans l'évolution, mais cela n'est pas, ni n'a jamais été, non-darwinien - même les plus stricts sélectionnistes sont acquis à l'idée de contingence. La vue qui s'oppose au Pluralisme est le Monisme, la vue selon laquelle tout phénomène évolutif (et de même biologique) peut se rapporter à un ensemble unique de théories consistantes ou mécaniste.

Il est parfois prétendu que le Réductionisme Génétique est identique à une autre vue connue sous le nom de Néo-Darwinisme, ou encore d'une autre appelée Darwinisme Synthétique. Cela est faux. Le Néo-Darwinisme était une école de pensé des années 1880 jusque dans les années 1930, qui prétendait que la sélection naturelle était la principale voire la seule cause de toute évolution. Elle a été démarrée par AR Wallace et Weismann, et tendait à nier l'efficacité de la dérive (point 9, bien qu'il ne soit pas directement proclamé avant les années 1930 par Sewall Wright) et la sélection sexuelle (5). Il n'a pas été accepté par tous, voire même par la plupart des darwiniens et n'a jamais vraiment dépassé les limites de la Grande Bretagne et dans une moindre mesure de l'Allemagne.

Le Darwinisme Synthétique a été rebaptisé par Julian Huxley [15] en 1942 comme le mariage (parfois difficile) entre la génétique mendélienne et les travaux de Fisher en termes mathématiques de la théorie de la sélection naturelle (points 1 à 6, 7b, 8 et 9). Au même moment, les vues de Sewal Wright pour qui beaucoup des changements sont dus à des effets non-sélectifs (9), ont été incorporés à la Synthèse.

Le Réductionisme Génétique est en fait le résultat de la reprise de la Synthèse et de l'utilisation des techniques développées récemment de la Théorie des Jeux [16] pour modéliser les changements dans les populations. Pour ce faire, on a besoin d'un support de fitness afin que les mathématiques fonctionnent, et le gène semblait en être l'entité évidente. Le débat a été entretenu entre les années 1970 et 1980, connu sous le nom du débat des Unités ed Sélection [17]. La dispute s'est concentrée autours du fait de savoir si la sélection pouvait agir uniquement au niveau des gènes dans les individus ou si elle pouvait également agir au niveau des groupes et jusqu'au niveau incluant les espèces elles-mêmes [18].

Le Réductionisme Génétique est également appelé diversement, Ultra-Darwinisme [19], "Darwinism dur", "sélectionisme", et "panadaptationisme" voire simplement juste "adaptationisme", bien que le sélectionisme et l'adaptationisme soient communs à toutes les tendances du Darwinisme (ainsi qu'à certaines vues non-évolutionistes), et Darwin et ses successeurs immédiats n'avaient pas le savoir nécessaire pour parler de gènes.

Récemment, la question de l'auto-organisation des systèmes biologiques a été prétendue être anti-sélection (Kauffman[20], récusant le point 4), bien que les premier partisans de l'auto-organisation (Eigen & Schuster) pensaient qu'elle était sujette à des biais sélectifs. Kauffman s'est depuis laissé convaincre que ses vues étaient consistentes avec le Darwinisme moderne par Maynard-Smith.

Les partisans modernes de ces propositions, dussions nous dire, hétérodoxe sinon hérétique, comprennent:

  • Hiérarchicalisme : Salthe [21] , Eldredge, Vrba [22]
  • Process Structuralism : Gould, Goodwin, Ho, Kauffman [23]
  • Neutralisme : Margulis, Kimura [24]
  • Holisme/"Groupe-sélectionisme" : Wynne-Edwards, EO Wilson, DS Wilson [25]
  • Monisme: Dawkins, Maynard Smith [26]

Desquels trouveront leur intégration au sein de la théorie orthodoxe selon des preuves qu'il reste à établir. Certains qui se pensent eux-mêmes comme anti-darwiniens se plaignent du fait que le Darwinisme est une cible mouvante. Cette théorie a en effet incorporé les défis liés au Mendélisme, à la mutation, à la dérive génétique et au neutralisme. C'est cependant une des caractéristiques essentielles des traditions scientifiques, sinon des philosophies axiomatiques formelles.

Taux des Changements et Histores phylogénétiques

Considérons maintenant le débat sur les Equilibres Ponctués. Il est supposé être anti-Darwinien parce qu'il défie le gradualisme darwinien, qui est supposé avoir été hérité du géologiste Charles Lyell (11). Cependant, Darwin lui-même a déclaré que l'évolution pourrait procéder à des taux différents, et deux fondateurs de la Synthèse, - Mayr et Simpson-, développèrent tous deux des théories relativement rapide du changement et des évènements de spéciation. Quand Gould et Eldredge ont d'abord proposé leur théorie des Equilibres Ponctués, ils ont avancé qu'elle se tenait au sein du Darwinisme orthodoxe, et à la suite de diverse emphases au cours des 20 dernières années, cette théorie est à nouveau tenue pour orthodoxe. L'espèce d'Uniformitarianisme dont Darwin a hérité de Lyell reposait sur l'hypothèse que les causes opérantes dans la période moderne ne sont pas qualitativement différentes de celles des temps plus précoces. Cependant, elle peuvent différer quantitativement en taux et en intensité, et si la preuve est apportée que c'est le cas, ce n'est pas une démonstration contre le Darwinisme tel qu'il est exprimé depuis 1859 jusqu'à nos jours.

Un problème différent mais lui étant lié est celui mentionné plus haut à propos de la déclaration de Colin Patterson au cours de son exposé au Muséum Américain d'Histoire Naturelle, à New York, à un groupe de systématiciens (professionnels qui classent les espèces et établissent leurs relations les unes aux autres). L'hypothèse d'une des études de J Huxley en 1942 étaient que l'évolution est la base d'un schéma de classification naturelle - les espèces séparées les plus récemment sont les plus proches. Un groupe connu sous le nom de "Pattern Cladistes" tenaient pour logiquement impossible l'identification des ancêtres, et par conséquent cette classification naturelle ne pouvait être atteinte (ils étaient et sont toujours en faveurs d'une base logique différente pour la classification). Patterson avait appelé son exposé "Evolution and Creationism", sur la suggestion de son collègue et Pattern Cladiste Gareth Nelson (signifiant de ce fait que la classification naturelle ne disait rien ni ne devait dépendre de l'histoire évolutive), ce qui a été pris hors de ce contexte et étendu à la biologie en général[27]. En fait, les Pattern cladistes sont évolutionnistes et ne récusent absolument aucun des 11 thèses darwiniennes, à l'exception de leur utilisation dans le contexte de la genèse des histoires phylogénétiques. Sur ce point précis, ils appellent les Systématiciens évolutionistes des "darwiniens" et déclarent ne pas partager ces vues.

Conclusion

Etre un anti-Darwinien est à la fois facile et trés difficile. Cela est facile si vous récusez le coeur de l'évolution (1) ou bien si vous affirmez que certaines des 10 autres thèses sont essentiellement darwiniennes et que vous les reniez (Mais cela ne les rend pas obligatoirement caduques - comme Lincoln a dit, appeler la queue une patte ne veut pas dire que les chiens ont cinq pattes). Mais il est tout bonnement trés difficile de trouver n'importe quelle des autres caractéristiques que le point (1) qui soit réellement inflexible dans le darwinisme, et aussi longtemps que le thème général du darwinisme est maintenu, les emphases peuvent varier. Nier l'une des thèses n'équivaut pas à les rejeter toutes, et la démonstration que l'une d'entre elles n'est pas exclusive ne revient pas à invalider l'ensemble des autres. Etre anti-Darwinien requiert alors un travail empirique monstrueux afin de démontrer que plusieurs de ces thèses sont fausses et de démontrer que que les modes de pensé darwiniens sont inutiles ou trompeurs.


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Notes

[1] Patterson 1979 Evolution

[2] Hull 1988, Bowler 1989

[3] Wallace 1890

[4] Mayr 1982, Bowler 1989

[5] La Création est, bien sur, une doctrine fondamentale de bien des religions, dont la plupart des theologiens et theoriciens n'ont rien a voir avec le Darwinisme. En conséquence, il est erroné de penser que la doctrine de la création est en-soi opposées a l'idée de l'évolution. Pour distinguer cette signification de créationisme ainsi que des usages ordinaires des termes formalisme et mutationisme, d'un point de vue anti-Darwinien, nous allons utiliser des lettres capitales.

[6] Lurie 1959

[7] Nitecki 1988

[8] cf Dawkins 1982

[9] Goldschmidt 1940, cf Jablonka and Lamb 1995 for an historical review

[10] Thompson 1917 (1942), Gould 1997

[11] Løvtrup 1987

[12] Goldschmidt 1940

[13] cf Kevles 1985

[14] Gould 1989

[15] Huxley 1942

[16] Developed from 1928 by von Neumann, cf Luce and Raffia 1957.

[17] Lloyd 1988, 1992, Brandon and Burian 1984

[18] Lloyd 1988, DS Wilson 1992

[19] Eldredge 1995

[20] Kauffman 1985, 1993, 1995, Depew and Weber 1995

[21] Salthe 1985

[22] Eldredge 1989

[23] cf Depew and Weber 1995 for a review

[24] cf Depew and Weber 1995 for references and discussion, also Sterelny and Griffiths (forthcoming)

[25] DS Wilson 1992

[26] Dawkins 1976, 1982

[27] Nelson, pers. comm.

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